Blottis au coeur de la Vendée

Entre mer et Marais Poitevin...

En Vendée

Classée au deuxième rang touristique en France, ce département offre à la fois l'attrait de la mer avec une côte d'immenses plages de sable blond et le charme de son arrière pays où domine un paysage de bocage. Au nord-ouest et au Sud, à l'abri des dunes, s'étendent le Marais Breton vendéen et le Marais Poitevin, véritables paradis écologiques. Partout, un patrimoine architectural magnifiquement conservé ou restauré témoigne d'un riche passé, depuis les dolmens de la préhistoire jusqu'aux heures tragiques des guerres de Vendée et dont la cinéscénie du Puy du Fou conte l'histoire.

Dans le pays Luçonnais

Peu éloigné de la Rochelle (45 mn) , situé au sud-ouest du département, aux portes du Marais Poitevin, passage obligé vers la côte de lumière qui s'étend un peu plus à l'ouest, de la Faute sur Mer (10 mn) aux Sables d'Olonne (30 mn), le pays de Luçon ou plus précisément le pays des Pictons incluant la Baie de l'Aiguillon est un espace né de la mer par la volonté des hommes. Il occupe en partie l'ancien golfe du même nom.

Sur la commune de Saint Denis du Payré

Commune de 340 habitants, Saint Denis du Payré fait partie du Marais Poitevin. Ses paysages, riches et variés, son église et sa réserve naturelle lui confèrent un attrait particulier.

Autrefois située à la pointe d'une presqu'ile, Saint Denis du Payré,  au lieu le plus élevé du secteur, s'est vu doté d'une église dont la datation la plus ancienne de l'édifice existant remonte au IIème siècle. Aujourd'hui cette dernière est fermée pour des raisons de sécurité. Un projet de restauration est en cours.

La réserve de Saint Denis, dont Michel Brosselin, visionnaire écologiste, obtint le classement en 1976 en Réserve Naturelle Nationale, est un site qui assure avant tout la protection tant de la faune que de la flore sur les 207 hectares du Communal de Saint Denis du Payré. 272 espèces d'oiseaux y sont également observées.

À Buchenois

À 2 km du bourg de Saint Denis du Payré sur le trajet du circuit pédestre Saint Denisolais,  entre la D44 et la D60, Buchenois se trouve en pleine nature. On y accède par une petite route très peu utilisée.

Buchenois, ancienne ferme rénovée, tourné vers le tourisme, l'accueil et le bonheur tranquille, garde ses racines paysannes plantées en milieu rural, à mi chemin entre le bocage et la mer, entre les bourgs de Saint Denis du Payré et Lairoux en bordure des communaux de ces villages.

Buchenois c'est le "Paradis des Oiseaux", la proximité de la réserve de Saint Denis du Payré et l'isolement du Domaine lui confèrent un attrait particulier pour Cigognes, Hérons, Busards, Milans Noir, Piverts, Huppes Faciées, Vanneaux Huppés, Chouettes... Mais également Chevreuils et autres mammifères difficiles à apercevoir tels Renards, Blaireaux, ...

On y arrive, mais on a du mal à en repartir...

Un peu d'histoire

Aujourd'hui riche terre agricole, mais aussi haut lieu de passages et de flux migratoires, très prisée du tourisme vert, et des ornithologues amateurs ou spécialisés, la baie de l'Aiguillon, autrefois Golfe des Pictons, s'étendait sur l'ensemble de ce qui fut appelé "le pays né de la mer".

L'on situe la naissance du Golfe des Pictons à 10 000 ans avant JC, époque où la mer repris possession de l'espace lors d'une brusque remontée des eaux. Les cours d'eau ainsi ralentis entamèrent un lent processus d'envasement du golfe. A cette époque, La Tranche sur Mer et la Faute étaient sous la mer, Saint Michel, Grues, Triaize, Champagné, Moreilles, Chaillé, Vouillé, l'Ile d'Elle, Marans, Charron... étaient des iles, Saint Denis, Chasnais, Luçon, Nalliers, le Langon, Maillezais... étaient en bord de mer.

C'est à la fin du Xème siècle, et afin d'assainir la zone envahie par les alluvions accumulées au cours des siècles que les moines bénédictins des abbayes avoisinantes de Maillezais, Nieul, St Michel, Luçon entamèrent le dur travail d'aménagement du territoire par la création de canaux et de portes, mais également de digues afin de retenir autant que possible la mer. Ces travaux se poursuivirent jusqu'au règne de Napoléon III dans les années 1850.